© JOHANA-MARIA FRITZ


JOHANA-MARIA FRITZ :: 
SALTIMBANQUES AU MOYEN-ORIENT

 

• 3 JUILLET > 31 AOÛT :: MARDI-SAMEDI 11H-13H / 15H-19H
• VERNISSAGE :: 3 JUILLET À 18H30
• ANNE CLERGUE GALERIE, 12 PLAN DE LA COUR, ARLES

 

Lorsque j’ai découvert les photographies de Johanna-Maria Fritz sur l’art du cirque dans les pays en conflits armés, j’ai été saisie d’étonnement. Comment est-il possible que ce type de divertissement puisse exister dans ces pays où tout semble interdit ? Gaza, Kaboul, Bamyan, autant de villes qui évoquent la misère et le désespoir à leur simple nom prononcé.

Pourtant, c’est là que les clowns continuent de rire, de jongler devant le mur de la bande Gaza. En observant de plus près, j’ai été frappée par l’intensité du regard d’une jeune femme de 23 ans, partie en solitaire, témoigner de ces femmes, de ces enfants, de ces hommes qui ont choisi la liberté quel qu’en soit le prix. Immergée dans leur intimité, elle les a suivis pendant plusieurs mois dans sa propre caravane, faisant ainsi partie intégrante de la troupe.

Johanna-Maria Fritz a des valeurs profondes, sa loyauté envers cette communauté qui sait transformer les contraintes politiques en spectacle public l’oblige à la plus grande prudence afin d’éviter le danger permanent. Aucun voyeurisme dans ces images, un témoignage doux, rempli de respect qui nous démontre que tout est possible pour offrir un sourire aux enfants au milieu de la guerre, de la poussière, de la pauvreté.

Les petits spectacles véhiculent de grands espoirs, le cirque itinérant fait son chemin, étape après étape. Pour une femme, quelle plus grande fierté que de s’éxhiber devant un homme en public en jonglant avec des quilles ? Un défi à la parité dans les pays où la condition féminine est mise à mal.

Née à Berlin, Johanna-Maria Fritz travaille en argentique à l’Hasselblad. Elle a publié ses reportages dans de nombreux magazines internationaux, elle est lauréate du Prix Inge Morath en 2017. Elle poursuit son travail sur l’univers du cirque au Moyen Orient. « Pour moi, le cirque représente LA LIBERTÉ. La religion, la couleur de peau, la nationalité n’ont aucune importance. La cohésion de cette communauté m’a toujours inspirée. » Johanna-Maria Fritz

Née à Berlin, elle se passionne pour la photographie dès son plus jeune âge. Ses premières séries sont consacrées au monde du cirque en Allemagne, en Iran, à Ramallah et Gaza en Palestine. Elle est lauréate du Prix Inge Morath en 2017.

Johanna-Maria Fritz a vingt-trois ans et photographie le cirque depuis ses 17 ans. D’abord en Allemagne puis en Islande et au Moyen Orient. Elle est beaucoup plus attachée à la communauté familiale qui règne dans l’univers du cirque plutôt qu’aux performances en public. Elle observe les relations de la troupe, son entourage, sous le chapiteau comme à l’extérieur.

Tout a commencé avec un petit cirque en Allemagne de l’Est, le Zirkus Rolandos qui n’existe plus aujourd’hui. Fritz conserve ces premiers travaux précieusement dans un portfolio secret qu’elle conserve chez elle.

Aimantée par cette vie du cirque, elle s’immerge dans une nouvelle troupe en Islande, le Sirkus Islands. Auprès d’eux, elle se rend compte que la plupart des circassiens cherchent « une alternative pour échapper au monde matériel, et générent une nouvelle forme de famille à travers une collectivité. »

Le Mobile Mini-Circus for Children a été crée à Kaboul en Afghanistan en 2002 après la chute des talibans. Ce mini cirque itinérant a offert des cours gratuits à trois millions d’enfants environ dans 25 provinces. Une troupe bénévole où travaillent des locaux et des étrangers. L’école comprend 120 étudiants fixes, hommes et femmes. Ils font tous du trampoline et lisent des livres. Khalil Oghab, l’hercule Perse, surnommé « celui qui soulève les éléphants » a commencé à la fin des années 30 à tourner en Iran avec un spectacle dont le clou était son numéro avec les éléphants. Khalil prenait un éléphant et le portait sur ses épaules. Une révolution à l’époque.

Distinctions
2017 Prix Inge Morath, USA Sélectionnée pour le Prix Alfred Fried, Autriche Finaliste pour le FC Barcelona Photo competition, Espagne Nominée par Time Magazine “Women in Photography: 34 Voices From Around the World”, USA Prix du feature shoot emerging talents award, USA Nominée pour le Joop Swart Masterclass, Hollande Finaliste PDN photo annual, USA 2016 Prix du Kolga Photofestival Newcomer Price in Tbilisi, Georgie Prix du Jugend Photo Award, Allemagne Prix du Moscow International Foto Awards Culture, Russie I-Slam Grant for Photography, Allemagne 2015 Special Price, ImageNow, “Sirkus Islands”, 2012 Premier Prix, European Month for Photography in Berlin, Allemagne, Publications Tagesspiegel, Neues Deutschland, Fluter, Zeit-online, Betterplace, Vice, Interview Magazine, BrandEins, Nido, Zeit-Magazin, Zenith Magazin, , National Geographic, Bundesministerium f r Arbeit und Soziales, IO Donna, De Standaart, Der Spiegel, Wiener-Zeitung, Dummy Magazin, Hinz und Kunzt, Neon, TAZ.

http://johannamariafritz.com/