Archive 2010


Soirée purpose.fr

Après une première rencontre avec purpose.fr en 2009, autour de la thématique "enfance", Voies Off réitère l'invitation faite à l'équipe du webmag et dédie une soirée du Festival à la présentation de ses deux derniers numéros : "au travail" et "désir". Les projections seront accompagnées en live par Matthieu Aschehoug (guitare) et James Sindatry (contrebasse).

 

Créé en janvier 2006, purpose est un webmag gratuit et indépendant, dédié à la présentation de travaux photographiques. Les sujets explorés sont ouverts et actuels : "chroniques de l'ordinaire", "l'Afrique vue par ses photographes", "environnement", "corps social", "mémoire", "marges et frontières", "enfance", "au travail", "désir"…

purpose est un terrain de rencontres pour des artistes reconnus ou inconnus, souhaitant confronter leurs visions du monde. Accompagné d’une bande son originale créée par des compositeurs d’horizons musicaux variés, chaque numéro est aussi une expérience plurimédia.

La conception et la réalisation de purpose sont assurées par Paul Demare (directeur artistique), Gilles Raynaldy (photographe), fondateurs du webmag, et par Francesca Alberti (historienne de l’art).

purpose projection 7 / au travail

© Lee Friedlander
© Lee Friedlander, Telemarketing, Omaha, Nebraska, 1995. Courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco.

Dans toute société le travail est un sujet de préoccupation majeur. Il occupe une place prépondérante dans la vie d’un homme, il en détermine en partie l’identité, il en structure l'existence.

Bien que le travail soit un lien social reconnu universellement, souvent nos différentes professions nous séparent. Lorsque quelqu’un nous parle de son travail, de ses difficultés ou de son plaisir à travailler, nous avons du mal à le comprendre et à partager son vécu si nous n’exerçons pas le même travail que lui. Absorbés par nos occupations professionnelles, nous connaissons mal le travail des "autres" et nous nous interrogeons peu.

Pour sortir de cette indifférence, les témoignages des photographes, des cinéastes, des artistes, des poètes ou des écrivains sont nécessaires.

Les séries photographiques présentées dans le neuvième numéro de purpose nous plongent dans l’univers du travail d’hier et d’aujourd’hui. Elles nous ouvrent les portes des bureaux, des usines, des entreprises, des hôpitaux, nous montrent les coulisses des magasins, des supermarchés… qui d’habitude sont des lieux privés et inaccessibles. Les photographies nous permettent de voir qu’au gré des évolutions technologiques et économiques, les formes du travail changent, que de nouvelles conditions modifient notre rapport au travail : gestes et postures s’adaptent aux nouveaux équipements et aux nouvelles machines.

 

purpose projection 8 / désir

© Kohei Yoshiyuki
© Kohei Yoshiyuki, Untitled, 1971, from the series The Park. Courtesy Yossi Milo Gallery, New York.

Corps parfaits, vêtements et accessoires à la mode, destinations idylliques, objets technologiques "indispensables"… Partout l'étalage de la marchandise. Il existe toujours une solution pour satisfaire chacune de nos envies et nous désirons posséder toujours plus, égoïstement ; la volonté de jouissance immédiate et l'individualisme déshumanisent notre relation à l'autre.

Le désir, est-ce véritablement cela ? Avec ce numéro de purpose, nous avons essayé de l'envisager autrement, comme une forme de résistance à la marchandisation du monde.

Se préoccuper de l'être avant l'avoir, savoir prendre son temps et même le perdre, être assoiffé de découvertes, s'émerveiller, aimer et rêver… Le désir peut être tout cela, et ce qui pousse le photographe à photographier n'est pas tellement différent : explorer des territoires méconnus, surmonter la peur, être patient, donner un visage à l'autre…

 

Après les images... la musique
Philippe Gasnot - Hologram

Soirée purpose.fr :: lundi 5 juillet, 22h30
Cour de l'Archevêché, place de la République :: Entrée libre


Bien que le travail soit un lien social reconnu universellement, souvent nos différentes professions nous séparent. Lorsque quelqu’un nous parle de son travail, de ses difficultés ou de son plaisir à travailler, nous avons du mal à le comprendre et à partager son vécu si nous n’exerçons pas le même travail que lui. Absorbés par nos occupations professionnelles, nous connaissons mal le travail des "autres" et nous nous interrogeons peu.

Pour sortir de cette indifférence, les témoignages des photographes, des cinéastes, des artistes, des poètes ou des écrivains sont nécessaires.

Les séries photographiques présentées dans le neuvième numéro de purpose nous plongent dans l’univers du travail d’hier et d’aujourd’hui. Elles nous ouvrent les portes des bureaux, des usines, des entreprises, des hôpitaux, nous montrent les coulisses des magasins, des supermarchés… qui d’habitude sont des lieux privés et inaccessibles. Les photographies nous permettent de voir qu’au gré des évolutions technologiques et économiques, les formes du travail changent, que de nouvelles conditions modifient notre rapport au travail : gestes et postures s’adaptent aux nouveaux équipements et aux nouvelles machines.

Attentifs au monde du travail, les photographes essaient d’en comprendre le fonctionnement : ils sont fascinés par la répétition des gestes ou par la figure du travailleur, certains s’intéressent plus à l’environnement, d’autres donnent du travail une image plus critique.

La profusion d’images publicitaires, de recettes pour vivre mieux, d’images au service de la communication, participe à une frustration quotidienne. Travailler plus pour gagner plus pour consommer plus ? Faire tourner l'économie au profit de qui ? S'interroger sur le sens de notre travail revient à s'interroger sur le sens de notre existence…

Photographier le monde du travail est essentiel : cela nous aide à comprendre que travailler ne signifie pas seulement gagner de l’argent. Derrière chaque travail il y a des hommes, il y a un monde fait de relations et de sentiments : l’amitié, la haine, le respect, la soumission, la solidarité, l’ennui, le stress, le bonheur, le courage, la peine…

Photographier le monde du travail, c'est lui rendre hommage, s’opposer à sa déshumanisation, sa dévalorisation, et lutter contre l’instrumentalisation des individus.