L'édition 2017

© Jacques Borgetto

 

Galerie Iso
Jacques Borgetto & Jean-Jacques Castre


Pour cette nouvelle édition des rencontres de la photographie, Delphine Bonnet a le plaisir de vous présenter deux artistes qu’elle apprécie particulièrement Jacques Borgetto «Evanescence» voyage intemporel et poétique au cœur du Japon, et Jean-Jacques Castres «Habillé de transparence» regard délicat, aérien et gracieux qui nous transporte lui aussi dans la poésie d’un corps en mouvement. 2 rencontres- signature de livres photographiques le mercredi 5 juillet de 17 à 19h avec Jean Christophe Bechet et le jeudi 6 juillet à Partir de 17 à 19h avec jacques Borgetto J’aimerais que cela apparaisse dans le programme papier et site si possible JACQUES BORGETTO Originaire du Sambuco, petit village du Piémont (Italie), Jacques Borgetto est né à Paris. Très jeune, il se passionne pour la photographie, qui l’accompagnera dans chacun de ses voyages. Ce « Baudelaire de l’image », comme le qualifie le journaliste Alain Mingam, sillonne le monde et son époque, d’Europe en Amérique et d’Afrique en Asie, à la rencontre de ses semblables. Depuis 1975, son travail est régulièrement exposé en France et à l’étranger. Il est lauréat du Vienna International Photo Awards (VIPA) en 2012, et obtient plusieurs résidences d’artiste durant sa carrière. Ses œuvres sont présentes dans les collections permanentes de la Maison Européenne de la Photographie, à la Bibliothèque nationale de France et dans de nombreuses collections privées. Plusieurs publications lui sont consacrées dans la presse spécialisée. Il est également l’auteur de cinq ouvrages de photographie : L’homme et l’olivier (Editions du Nol, 1984), Nous avons fait un très beau voyage (Editions Filigranes, 2010), L’autre versant du monde (Editions Filigranes, 2010) Terres foulées (Editions Filigranes, 2011), et Buenos Aires (Editions be-pôles, 2013). Jacques Borgetto vit et travaille à Paris. "Evanescence" Le Japon représente un nouveau chapitre dans le parcours et dans l’oeuvre de Borgetto, un chapitre où résonne une autre et nouvelle musique. De ses derniers voyages, il a ramené une série de petites mages, précieuses comme des bijoux. Envoûtantes comme des élixirs et apaisantes comme du baume. Très différentes des précédentes par leur forme et leur composition, mais encore une fois habitées par une pudeur et une délicatesse dont il est maître. Le nom de la série « Evanescence » restitue bien l’esprit d’une photographie empreinte de respect et de nostalgie pour un monde qui perpétue encore le culte du passé et des traditions. Au coeur du Japon d’aujourd’hui, dans une dimension hors du temps, survivent les rituels des voeux et des offrandes aux dieux, aux temples de la Cité monastique de Koyosan, bien que l’on puisse désormais y arriver directement depuis l’aéroport et que les tours touristiques s’y succèdent, tout au long de la journée. Tout comme se poursuit l’enchantement des promenades rituelles, le long du Chemin de la Philosophie, au milieu des cerisiers et de la végétation, immuable depuis des siècles, des jardins de Kyoto. Les images de Borgetto, aux résonances antiques, semblent en partie déjà effacées par le temps. Elles isolent des moments à la magie éphémère et font oublier la frénésie et le bruit de la ville et du monde. La « poétique des Polaroïds » contribue à créer une atmosphère particulière, suspendue, un certain mystère autour de clichés que l’on aurait du mal à dater et à décrypter. Le format carré, c’est ici parfait, aussi bien pour encadrer les portraits de jeunes femmes et de couples souriants que pour isoler l’équilibre des temples et la perfection des arbres. Dans des prises de vue rapprochées, il permet également de pénétrer la beauté des détails et de faire exploser le scintillement des feuilles et des fleurs. Et, en les entourant comme un écrin, ce carré rend encore plus précieuses les images. Images sentimentales et énigmatiques qui rappellent celles des albums de famille, petits éloges de l’harmonie et de la beauté, qui se laissent lire comme des haïkus. 

Texte de Laura Serani.

 

JEAN-JACQUES CASTRES Après des études secondaires, il décide de faire le tour du monde en voyageant sur des cargos. Revenu à Paris, trois ans plus tard, il s’inscrit en Arts Plastiques à Paris VIII puis collabore successivement dans plusieurs galeries d’art moderne dont celle de Farideh Cadot avec Lucio Pozzi artiste peintre lors de son exposition itinérante en partenariat avec « Art Press » Après sa participation à Beaubourg pour l’exposition Niki De Saint Phalle et Tinguely, il décide d’aller à New-York. A son retour, il entre en tant que stagiaire au studio Clic Clac pour devenir ensuite premier assistant de plateau. Très vite, il éprouve le besoin de « voler de ses propres ailes » il se fait alors remarquer par la presse underground de l’époque comme photographe de mode et collabore à Jill Magazine. Suivront des parutions dans The Face, Tatler, Vogue Anglais, Glamour, Vogue Hommes International, Vogue Italien, Vogue Allemand, New York Woman, Per Lui, Lei… La publicité s’intéresse à son tour à son esthétisme haut de gamme et lui confie rapidement des campagnes pour des annonceurs prestigieux tels que : parfum Catherine Deneuve, Guerlain, Cartier, L’Oréal, Courrèges, Barney’s New York, Levi’s, Yves Saint-Laurent, Comme des Garçons, Mercedes, Alfa Roméo, Audi, Chrysler Il se sent alors attiré par la réalisation et signe des films en collaboration avec les sociétés de production « Première Heure » et « Wanda » : Eram, Essilor, Bmw, Citroën, Mercedes et des films Institutionnels pour Gucci, Hugo boss, Dolce& Cabana. Il participe à plusieurs expositions internationales telles que l’exposition Gitane au Palais de Chaillot ou l’exposition 40 ans d’Yves Saint Laurent. Expositions Photographiques : Galerie Iso - Arles Galerie La Rose bleue - Deauville Gitanes : Palais de Chaillot – Paris 40 ans d’Yves Saint-Laurent : Hôtel du Palais -Biarritz Arum : Musée Franco-Américain - Château de Blérancourt Mises à nue : Galerie Passage Imaginoir - Paris Festival International de la Photo de Mode : Carrousel du Louvre - Paris Depuis 2011, il enseigne la photographie et participe à des médiations culturelles à Beaubourg et au Grand Palais

 

"Habillé de transparence"

Je voulais cette série libre dans les mouvements, habiller ce corps d’un regard aérien, délicat, sans retenue mais gracieux, d’une légèreté sobre et caressante, enveloppée d’une lumière entachée d’aucune ombre.

 

La nue ……

On voit onder en molles poses Son torse au contour incertain, Et l'aurore répand des roses Sur son épaule de satin. Ses blancheurs de marbre et de neige Se fondent amoureusement Comme, au clair-obscur du Corrège, Le corps d'Antiope dormant. Elle plane dans la lumière Plus haut que l'Alpe ou l'Apennin ; Reflet de la beauté première, Soeur de " l'éternel féminin….

Théophile GAUTIER

Plus d'infos sur : www.cargocollective.com

 

 

GALERIE ISO :: JACQUES BORGETTO ET JEAN-JACQUES CASTRES
3 JUILLET > 30 SEPTEMBRE :: tous les jours 10h-13h / 15h-19h
Galerie Iso, 3 rue du Palais, Arles
VERNISSAGE ::  4 JUILLET À 19H