Arko_Datto_Mannequin_47 Clement_Chapillon_09 Coco_Amardeil_01 David_De-Beyter_01 copie Gilles_Roudiere-17 Katharina_Bauer_04 matthias_pasquet_V2_17 Sandra_Mehl_15 copie VittoriaDaniel_MENTASTI-TEPPER_02

 

 

 

Fontaine Obscure 

Du 3 au 16 Juillet - Tous les jours de 10 à 19h.
Brigitte Manoukian, Ymy Nigris, Co, Patrick Searle, vous attendent avec un vernissage le Mercredi 5 juillet à 18h 30.


Du 17 au 30 Juillet - Tous les jours de 10 à 19h.
John Bronces, Guillaume Dimanche, Antoine Merlet, Elodie Pierrat et William Guilmain exposent avec un vernissage le Mardi 18 juillet à 18h 30.

 

 

Depuis 38 ans, la FONTAINE OBSCURE regroupe des photographes de la Provence. Elle fait aussi découvrir des artistes de toutes origines, grâce à sa galerie où chaque mois un photographe de renom y expose.

La Fontaine Obscure développe une ouverture sur le monde en invitant des photographes du monde entier, lors des « Regards Croisés », de la Russie à d’autres pays d’Europe, en passant par le Japon et cette année la Chine. Avec de nombreuses expositions dans la ville d’Aix, elle permet à de jeunes talents de s’exprimer.  

  

Plus d'informations :: www.fontaine-obscure.com

 

FONTAINE OBSCURE 
3 > 30 JUILLET :: tous les jours 10h-19h
La Boutique De l’Olivier, 2 rond point des Arènes, Arles
VERNISSAGE :: 5 ET 18 JUILLET À 18H30

 

 

John Bronces     ::

Auteur Photographe né à Nantes en 1953, Professeur d’Université, j’inscrit mon travail photographique sur la représentation du temps.
Si une photographie vaut par ce qu’elle montre, elle interroge aussi sur le sens de ce qui n’est pas visible.              

 

« L’organe perdu » 

 

Cette série est composée de cent nombrils, féminins, en gros plan, placés dans l’ordre chronologique des prises de vue. Elles se sont déroulées dans la rue, au marché, dans les boutiques, ou du collège public de la Chanca, quartier populaire déshérité, située à l'est du port d'Almería, en Andalousie.

 

Almería a toujours été un point d’échange entre l’Afrique et l’Europe. La Chanca site collinaire entre le port et le Château Maure, est la porte d’entrée des émigrants. Les immeubles ont remplacé les petites maisons aux façades peintes à la chaux, photographiées par Jesús de Perceval  et Perez Siqiuer dans les années 60, mais la diversité d’origine, Espagnols, Gitans, Marocains, et plus récemment de l’Afrique sub-saharienne, fédérant leur pauvreté, est la même. Les nombrils témoignent de cette diversité.

 

Dans La Chanca, la femme tient un rôle prépondérant ; Elle assure la vie quotidienne, l’éducation des enfants et, c’est elle, qui, souvent fait vivre la famille : elle endure. En se rapprochant, ce qui se donne à voir, sont  des replis de peau indescriptibles qui s’enfoncent dans l’intimité du  ventre, formant un trou sombre en son milieu. Le nombril, cicatrice du premier lieu de la rencontre avec l’autre, est aussi la cicatrice de la première séparation : naitre, grandir, enfanter, vieillir et mourir. Le temps et les épreuves de la vie y impriment leur marque.

 

Les cents nombrils sont tirés en noir et blanc, regroupées dans une mosaïque présentée en caisse américaine.

 

www.jonbronces.fr

 

 JohnBronces

© John Bronces

 

 

Guillaume Dimanche ::

Observateur de l'humain et de ses actions sur le paysage, mon travail utilise les outils digitaux pour la production de tableaux photographiques. Ma recherche tend à trouver une expression particulière par le biais de ces outils pour une recherche plastique numérique comme on entend certaines musiques contemporaines électroniques.

 

« Nue dans le monde »  

 

L'accent de mon travail est mis sur la conception d'une image avant sa production et l'utilisation d'un matériau digital brut pour réaliser un assemblage sensible, interprétant le sujet. La représentation est inventée directement avec des sources naturelles. La composition picturale est une transcription de mes sentiments quant à nos environnements quotidiens, artificiels ou naturels. De la même manière que les peintres, cinéastes, écrivains, décrivent la vie et la mort de nos contemporains, de nos sociétés, à partir de fables, de légendes, de mythologies, de l'Histoire, je produis une représentation du monde globalisé.

 

Mes recherches numériques sont un mélange de pratiques anciennes de la photographie et du cinéma. Pour une prise de vue, j'enregistre plusieurs milliers de photogrammes pendant des dizaines de minutes. Le sujet est observé en très gros plan, à la limite de la dissection, examiné avec le plus grand détail possible pour saisir un ensemble complet de ses subtilités. En post-production, je réalise l'assemblage des séquences enregistrées. Le montage réuni tous ces éléments pour rendre le corps saisi dans sa complexité, mais aussi dans certains décalages qui peuvent capter des imperfections, un souffle. La production finale révèle des traits, des expressions, des sentiments imperceptibles, voire inconnus. La netteté, le flou et le bougé sont mélangés. Certaines parties se fondent mais restent cependant intégrés dans l'image. Cette approche, dans l'effacement de détails, la révélation d'autres, dans un travail sur la matière numérique, a pour but d'aller derrière l'image, jusqu'à à l'intérieur. Dans le dessein final de la production, l'objet digital est pris en tant que tel, c'est à dire comme une matière picturale.

 

La photographie est habituellement considérée comme la documentation instantanée d'un instant révolu, comme la capture d'un souffle mort. La profusion des images esthétisées, retouchées, filtrées, qui nous abreuvent maintenant, compressent les champs de vision. La réduction du temps d'analyse et des supports de diffusion tendent à restreindre à la plus simple expression le contenu des images fabriquées. D'un autre côté, l'enrichissement cognitif de chaque individu grandit avec la surabondance des informations reçues. C'est pourquoi l'assemblage complexe des photogrammes de mes tableaux se lit effectivement comme une représentation du sujet montré, un corps, un paysage, mais est aussi le point de vue des multitudes de regards et d'expositions de cet objet enregistré. Par le découpage répété intensivement de l'enregistrement et l'aspect visuel final, je révèle un grand contraste, entre douceur, subtilité et âcreté.

 

Guillaume Dimanche 
www.vimeo.com/guillaumedimanche
www.instagram.com/guillaumedimanche 
www.twitter.com/gdimanche

 

Guillaumedimanche  © Guillaume Dimanche

 

 

William Guilmain ::

William Guilmain est un auteur-photographe autodidacte qui s’est passionné pour la photographie quand les mots de ses poèmes ont fini par manquer.
De par sa formation initiale de chercheur en biologie il ne cesse de questionner le monde qui le fascine.

 

C’est au travers de cet esprit tantôt cartésien tantôt romantique qu’il retranscrit les émotions qui le parcourent en résonnance aux instants de vie et paysages qu’il traverse. Il s’imprègne du monde pour en retirer son vernis et nous le restituer en pure poésie.

« The edges of the world »         

Effrayé par la ville et son agressivité il s’interroge sur la place des femmes dans cet espace (série « Urban Women »).  Ses travaux deviennent de plus en plus intimistes et dévoilent ses interrogations personnelles (série « No kids Around ») qui nous ramènent à nos propres doutes existentiels. Ses photographies nous parlent de sa quête « d’Être », sur les travers de la société, sur les chemins à parcourir, les mondes intérieurs  et de la place de l’humain dans l’univers (série « Cosmos », « The edges of the world » et de « sève et de sang »).

« The edges of the world » est le fruit d’une errance solitaire au travers des forêts enneigées de Suède. La solitude et le silence des lieux a permis à l’auteur de se plonger dans une intense introspection qu’il a voulu retranscrire dans une esthétique photographique épurée, sobre et élégante inspirée des haïkus.

William Guilmain  -  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   - 
www.williamguilmain.com  
www.facebook.com/picturepoestry

 

WilliamGuilmain

 © William Guilmain

 

 

Brigitte Manoukian    ::

Géographe de formation, enseignante, la photographie est l’outil privilégié de mon travail afin d’interroger les territoires et les sociétés qui les modèlent.

 

Je vis et travaille à Aix-en-Provence. Je suis photographe autodidacte, même si des stages et cours à l’école d’art m’ont aidée à travailler mon regard. Arpenteuse de terrain, observatrice des autres et de l’ailleurs depuis mes 18 ans.

 

Je m’efforce de travailler aujourd’hui les questions de mémoire(s), de mémoire familiale et de l’importance des objets, des lieux dans la transmission. Les questions de territoire et d’identité n’en sont pas absentes.

 

Ma passion pour la photographie se prolonge aussi dans l’action culturelle au cœur de ma cité : présidente de l’association Fontaine Obscure, galerie et espace photographique, je suis co-responsable des Regards Croisés (exposition de photographes étrangers et français qui croisent leur sensibilité), dans le cadre du festival Phot’Aix, organisé chaque année à l’automne à Aix en Provence (http://www.fontaine-obscure.com).

 

«  Maritza »

 

Série de représentations où il est question d’objets, objets tricoteurs de mémoires, supports d’un récit collectif, d’une culture réelle ou mythique, objets passeurs, qui lient et qui délient, hérités, vénérés, sacralisés. Ils racontent aussi une histoire personnelle car les objets ont leur propre trajectoire.

Maritza serait née à Kharpout, en Asie Mineure, le 25 décembre 1900. Elle arrive à Marseille en 1923, avec les neuf membres de sa famille, 6 femmes et 3 hommes.
 Elle épouse Margos Manoukian “dit Assadourian” le 22 avril 1926.

 

Je suis née de la 3e génération, héritière de ce “dit Assadourian”... et de quelques objets.

 

Brigitte Manoukian ::   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  - www.brigittemanoukian.com
 -  +33 (0)6 14 49 70 03 

 

Brigittemanoukian

© Brigitte Manoukian

 

 

Antoine Merlet :: 

Photographe professionnel basé sur Lyon, le travail d'Antoine Merlet porte essentiellement sur les autres. Véritablement interpellé par la nature humaine et très curieux, Antoine cherche à comprendre, avant de raconter le quotidien de personnes que l'on ne voit pas forcément, ou tout du moins, que nous ne côtoyons pas tous les jours.

De formation sportive, Antoine évolue dans le milieu de la photographie petit à petit. Tout d'abord en tant qu'amateur sur des événements sportifs, des paysages, des portraits, du studio..., puis en tant que professionnel pour des agences, des particuliers, des fédérations sportives.

 

"Les Bijoux ou l'aidant et l'aidé"

Pendant 2 ans, Antoine a suivi Aimé et Huguette dans leur quotidien, se faisant le plus discret possible afin de ne pas altérer la réalité, et de restituer au mieux cette relation d'aidant à aidé qui masque souvent un quotidien empreint de grandes difficultés pour l'aidant. La sincérité de sa démarche lui a permis de gagner leur confiance.

Antoine s'intéresse au photo-reportage qui lui apporte la manière dont il souhaite œuvrer. Prendre une photo et la soumettre était quelque peu « vide » en fonction des situations, Antoine ressent le besoin de raconter plus largement, et avec plus de détail une histoire. En 2016,

Antoine Merlet   ::   www.antoinemerlet.com   

Antoine a rejoint le collectif de photographes Docpix  ::   www.docpix.fr

 

AntoineMerlet

© Antoine Merlet

 

 

Ymy Nigris ::

Je définirais d'abord mon travail à travers la couleur noir. Elle l'initie. Cette couleur en est le symbole. Simplement, le noir me fascine. Le noir du soi-intérieur. Du possible. Du subjectif. Il touche l'essence de toute chose.

 

« Ce que voit mon ombre »

Le noir, dont les scientifiques disent qu'il n'existe pas. Que l'humain ne le voit pas. Qu'il n'existe que par ses contrastes. Écrire avec de la lumière devient alors un paradoxe. Voir sans lumière.

De ses nuances, des paysages méditants naissent d'un inconscient rêvé. La solitude s'y exprime. Elle, qui nous apprend à vivre avec l'autre, est nécessaire. La plénitude s'installe. Cette histoire est au rythme de la marche, a le souffle du silence et offre le temps de la pause. La rétine se dilate. La contemplation y est invitée. Le magnifique est la porte ouverte à la réflexion, à une méditation du regard. Une quête spirituelle. Le sublime du quotidien est au choix de chacun. Un acte photographique plus émotionnel que prémédité, contant les poèmes d'un pèlerin.

Il est tout comme le blanc, une couleur imaginaire. Scientifiquement parlant, il n’existe que par les contrastes interprétés par notre cerveau. Le noir étant la saturation de pigments qui absorberait la lumière. Le noir est en définitif quelque chose que l’on ne voit pas, qui existe par ce qui est autour de lui.

Ymy Nigris ::   +33 (0)7 77 93 35 17  -  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   -  www.ymynigris.com

 

YmyNigris

© Ymy Nigris

 

 

Elodie Pierrat ::

J’utilise le médium photographique pour révéler la beauté de ce qui m’entoure. Mes clichés se distinguent notamment par la poésie, l’émotion et la puissance des regards.

Mon travail artistique défend mes idées sur la liberté,  le féminisme et l’amour de l’autre.

Combinant l’argentique à la chambre et le numérique, je sublime différentes techniques de différents âges pour en extraire ma vision d’une réalité idéale.

 

« Genesis »

Et si la liberté consistait à abolir les frontières et les différences ? Effacer toutes ces guerres et cette société capitaliste où l'on nous fait croire que l'on est heureux en vivant au rythme métro, boulot, dodo et en surconsommant. Voici le combat de deux jeunes femmes et de leurs familles, qui ont choisi de lutter contre la mondialisation et de revenir à l’essentiel : vivre en harmonie avec la nature, renouer avec celle-ci. Elles souhaitent un retour aux origines, vivre avec l'amour de l'autre, dans le respect de son environnement, et surtout sans frontières.

D’après Sylvain Tesson, le bonheur reviendrait à disposer « de solitude, d'espace et de silence. Toutes choses dont manqueront les générations futures. Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu. »

Elodie Pierrat ::
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - www.elodiepierrat.com - www.55bellechasse.com

 

ElodiePierrat

© Elodie Pierrat

 

 

Patrick Searle ::

Appareil photo en main, j’ai toujours été séduit par la richesse et la diversité du genre humain et de la nature de par le monde. Ma vision créative agit sans relâche, m’intéressant à plusieurs types de médias et supports,  afin d’enrichir mon expression artistique, en partageant et en me confrontant au regard des autres.

Ma démarche photographique est à la fois artistique et interprétative. Elle m’a permise de libérer mes émotions, ma sensibilité et mon ouverture d’esprit sur le monde. J’explore plusieurs formes de métaphores visuelles de relation entre l'homme et la nature. J’aime saisir d’infimes détails, attentif au plus petit pouvant se révéler être du plus grand sens. Je tâche de restituer la réalité telle que je la ressens, avec spontanéité et liberté d’expression, ouvert à l’interprétation du regardeur.

Avec la collaboration de Patricia Philbin, auteur publié et écrivain créatif, nos livres sont le résultat d’un travail complémentaire. Les textes bilingues (Anglais–Français) illustrent nos métaphores avec subtilité et simplicité. La synergie interprétative entre les photos et la prose invite le lecteur à nous rejoindre dans un voyage imaginaire.

Désireux de satisfaire ma curiosité et mon esprit créatif, je me suis vite intéressé à une diversité de médias et supports. Ceci, en côtoyant et partageant avec d’autres artistes, tels que peintres, sculpteurs, graveurs, relieurs, ayant un regard différent et complémentaire. Toujours désireux d’aller au delà, je ne conçois plus une œuvre sans la décliner en livre d‘artiste ou livre objet.

 

"VISIONS Ephémères: perception et illusion  -  Ephemeral VISIONS: perception and illusion"

« Ces images reflètent l’effet du polissage des années. Les lignes sinueuses de la pierre imitent les souples et sensuels replis de la peau. Le temps est un maître en illusion… La pierre et la peau, à la fois différentes et étonnamment similaires, deviennent d’insolites compagnons de la marque du temps. Y aurait-il un message secret dans leurs courbes envoûtantes ? C’est l’unique destin de l’observateur d’en imaginer l’insaisissable signification. »

Ensemble de 24 photographies proposées en tirages limités, sublimées en grands formats de 40x40cm à 1mx1m, tirées sur papier Hahnemühle Fine Art Bright White 100% coton, avec encres pigmentaires.

Ouvrage également proposée en Livret ainsi qu’en Livre d'artiste, intégralement conçu et réalisé par l’auteur, en exemplaires limités, sur papier fine Art avec texte original écrit en anglais et en français. Un second coffret beaux-arts, a également été conçu pour présentation des dytiques, sur un meuble ou pupitre.

Patrick Searle  ::  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   -  www.patricksearle-photo.com -  www.facebook.com/patrick.searle.9

 PatrickSearle

 © Patrick Searle

 

 

Co  ::

Ma démarche artistique est désentravée de toutes tentatives de conceptualisation. Le résultat relève du fantasme, de l’archaïque et de la mise à nu.

Et s’il existe une beauté à mes  images, elle se loge dans leur « inespérance » autant que dans leur bizarrerie.

Mes  champs d’actions ont toujours été différents et mes outils nombreux (théâtre, danse, arts plastiques, cinéma) mais les réalisations qui en ont découlé ont un même  fil rouge. Celui d’une remise en jeu permanente qui bouscule la technique acquise pour  laisser place à l’incertitude, l’imagination, la fragilité, l’étonnement. Mon reflex ne m’a jamais quitté durant tout ce temps, imprimant comme autant de traces inconscientes, l’altération des corps et des psychès. C’est dans un travail de « découvrement » qu’aujourd’hui je travaille à leur mise en poésie.

Il n’y a pas de manipulation informatique sur mes clichés car chaque de prise de vue est une performance. Je tente de préserver  les imperfections du geste, de laisser béantes  les failles dévoilées chez ceux avec qui je travaille, et d’inviter le spectateur  à une instabilité visuelle propice à l’imaginaire. Car le chaos de mes photos, s’il s’organise, ne peut se faire qu’à travers l’œil de celui qui regarde. Les bribes de corps apparaissent ou s’effacent, leur présence devient absence, ou cède la place à une matière presque picturale. Elle devient pesanteur pour certains, éther pour d’autres. La peau s’effiloche, les membres se disloquent, l’ossature fond, les visages s’évaporent ; le dedans et le dehors se mêlent ; le cauchemar et le rêve se côtoient. Et je ne saurais dire moi-même, si ce sont les ténèbres ou le rayonnement qui sont à l’origine de la fragilité de ces  frontières.

 

« in ilo tempore »

Pourtant, c’est  « in ilo tempore » - dans le temps sacré des origines -, là où naquirent les croyances ancestrales, les mythes primordiaux et les figures tutélaires, que ces images se chuchotent aux oreilles les unes des autres.

Chimère est ce monstre mythologique composite et disharmonieux qui pouvait attaquer des parties de son propre corps et mise à mort par Iobatès. C’est aussi le nom d’une muse connue pour sa versatilité, ses extravagances et sa sexualité débridée, considérée par Daphnis comme une source intarissable d’inspiration. 

Co :   http://badcomit.wixsite.com/co-images

 

Covicari

© Co