Archive 2011

 

Galerie Vrais Rêves :: Estival 2010

Située à Lyon, la Galerie Vrais Rêves programme 5 expositions par ans. Estival en Arles est l'occasion de découvrir ou retrouver les auteurs et expositions présentés en 2011

Estival 2011


Estival 2011, Trente ans

Comme chaque année depuis 1988 Vrais Rêves prendra ses quartiers d’été dans les salons de l’Hôtel du Musée à Arles. Nous y présenterons dès le 5 juillet notre “Estival 2011” qui comme toujours sera une sorte de “rétrospective de la saison passée”. L’occasion donc pour chacune et chacun de découvrir ou retrouver plusieurs des différents auteurs et travaux présentés à la galerie entre septembre 2010 et juin 2011.  Plusieurs seulement, hélas, et pas tous les auteurs car comme vous le savez au cours de cette saison particulière des 30 ans de la galerie nous avions présenté les travaux de Duane Michals qui, importés en France de façon temporaire, ont depuis regagné la galerie de New-York avec laquelle nous avions collaborée. Mais rassurez-vous, les cimaises de l’Hôtel du Musée seront largement alimentées avec les travaux remarquables de trois photographes, Albajar-Altarriba, Jean-Baptiste Carhaix et Toni Catany que vous pouvez retrouver en détail sur notre site ou sur nos new-letters “Info-Rêves”. Une belle rétrospective de saison devant laquelle nous serions très heureux, comme chaque année, de vous accueillir dès ce 5 juillet.
La galerie et les artistes tiennent à remercier les propriétaires de l’Hôtel du Musée, nos fidèles complices, qui nous permettent de présenter cette année le 24 ème «Estival Vrais Rêves».

A noter que l’inauguration de cet “Estival 2011”, ainsi que celle de l’exposition de l’Espace Asphodèle (Rue Réattu) “Des regards sur Arles, un regard sur le Mexique” auront lieu en même temps, le 5 juillet à 18h.

Pilar ALBAJAR et Antonio ALTARRIBA

La tyrannie est le plus grave fléau de l’Humanité. Beaucoup plus grave que les maladies ou les catastrophes naturelles. Parce qu’elle provient de nous et c’est sur nous-mêmes que nous l’exerçons, preuve insupportable mais indéniable que l’homme est un loup pour l’homme. Et nous le faisons avec une étonnante –peut-être complaisante- application. Parce que la volonté de domination a provoqué des millions de morts. Et non seulement des morts, l’humiliation, l’indignité, la corruption font également partie de son injuste lot.

La tyrannie adopte souvent le plus cruel des visages. Mais, subtile, elle peut aussi présenter un aspect affable, même séduisant. En fait, l’avatar postmoderne de la tyrannie, se vaut plutôt de la persuasion et revêt la tenue, impeccable mais dévastatrice, de la correction. Mais peu importent ses manières. Terrifiante ou cordiale, elle est toujours bestiale. Parce qu’elle recouvre les plus méchantes pulsions de l’animalité. Au fond, elle n’est que la manifestation, à peine civilisée, de la lutte pour la territorialité, la hiérarchie dans le clan, l’exclusivité sexuelle...

Série : Tyrannies
Pilar Albajar native de Huesca est licenciée en Lettres et photographe. Antonio Altarriba, né à Saragosse est professeur de littérature française à  l’Université du Pays Basque,il est écrivain, scénariste et chercheur dans le domaine de la relation du mot et de l’image. Ils travaillent ensemble depuis 1989.

Jean -Baptiste CARHAIX

De facto, le médium photographique - dans l’acte même qui le fonde - entretient un rapport symbolique avec la mort. L’appareil photo capture un infime fragment spatio-temporel qui ne se reproduira plus, ce que Roland Barthes a nommé un « ça a été »… rappelant le croassement poético-métaphysique de « l’oiseau d’ébène », le Corbeau d’Edgar Allan Poe, répondant à l’envi aux interrogations du narrateur, sur le rebord de la fenêtre, par un « never more », un « jamais plus ».

Les enfants aiment rire de la Mort dont ils côtoient les représentations pendant Halloween, le carnaval d’automne, dans un grand nombre de films d’animation, de films « live », de séries télévisées, de jeux vidéo, de bandes dessinées et bien entendu dans les contes canoniques. Ils adorent se faire peur avec les Loups-garous, les Mortsvivants ou les Vampires. Les fêtes foraines et les parcs d’attractions les invitent à traverser les Tunnels de l’Horreur. L’imaginaire de Tim Burton irrigue le leur. Le succès planétaire de la vidéo « Thriller » de Mickael Jackson en son temps ou aujourd’hui des deux séquelles du film Twilight, valide mes analyses. Devenus adolescents ils adoptent parfois la mode « gothique ». Toutefois, dans la plupart des familles, on évite de parler de la mort en général, des morts en particulier et surtout de répondre aux questions des plus jeunes portant sur le sujet. Notre société occidentale, même lorsqu’elle produit des représentations de la camarde et en joue avec, est fort éloignée de l’extraordinaire fête mexicaine del dia de los Muertos. Les 1er et 2 novembre, les familles se réunissent dans les cimetières pour y honorer leurs morts avec force Téquilla, sucreries, fleurs, chants, danses et prières. Cette coutume s’accoude à Halloween qui la précède le 31 octobre : les jeunes Mexicains déguisés ne crient pas « Trick or Treat » mais « calavera », c’est à dire « crâne » en espagnol, annonçant ainsi les deux jours qui suivent.

Série : “Vanité de l’enfance”
vit et travaille à Lyon
représenté par Vrais Rêves depuis 2005

Toni CATANY

Toni CATANY “dont les natures mortes en couleurs (fleurs séchées, objets précieux, fruits pourris,...) exhalent l’amour de la lumière et le passage du temps”. (P. Roegiers, in Art Press n°166, Février 92)

“Le raffinement nimbe aussi le somptueux album cartonné du Catalan Toni Catany. A raison d’une par page, les planches se suivent, restituant chronologiquement l’évolution d’un travail sur quatre ans et affirmant la maîtrise et la chatoyante sensibilité d’un monde baroque, issu de Sudek et Visconti, qui hisse la nature morte au niveau de l’Opéra" (L’Oeil multiple” de P. Roegiers, page 341)

Les oeuvres de Toni Catany réunissent de savantes dispositions d’objets simples, révélant un goût très sûr de la couleur et de la forme et photographiés avec une technique époustouflante. S’y ajoute un regard discret et quelque peu nostalgique sur les hommes et les choses, comme si le désir était mis en suspens pour ne laisser que des corps dans leur évanescente liberté.

Série : “Bodegones”
né en 1942 à Llucmajor, Majorque
vit travaille à Barcelone depuis 1966


Pratique
Exposition à l'Hôtel du Musée, 11 rue du Prieuré
du 5 juillet au 29 août :: de 10h à 12h30 et de 15h à 19h
Vernissage le 5 juillet à 18h

Contact
Hôtel du Musée - 04 90 93 88 88
Galerie Vrais Rêves - 06 84 70 57 36 - This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. - www.vraisreves.com